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PRIX QUINQUENNAL DU CERCLE NUMISMATIQUE DU VAL DE SALM
EXERCICE 2019-2020



A l’occasion de l’éditorial du Bulletin 473 de janvier 2020, un coin du voile sur la participation au « Prix quinquennal » avait été soulevé. Comme prévu au règlement des concours l’assemblée générale a entériné la position unanime et argumentée des membres du jury. Il est temps de dévoiler les résultats.

La sélection ne fut pas facile et est le résultat de l’évaluation de moultes critères bien au-delà de la simple lecture, tels que la portée, les raisonnements et structures, la méthode utilisée, les hypothèses, l’objectivité factuelle, l’analyse, la syntaxe, l’originalité … . Tous ces critères furent mesurés et débattus à l’aune de l’expérience et des recherches collatérales du jury.

Les autres candidats moins heureux n’en ont pour autant pas démérité et leur travail mérite également les félicitations. Les sujets abordés, l’originalité de certaines approches, démontrent, si besoin en est, que beaucoup reste à étudier et à apprendre dans notre discipline. COLLIGERE QUOD DOCERE, PROMOVERE QUOD INCITARE (Réunir pour enseigner, promouvoir pour inciter).

PRIX QUINQUENNAL DU CERCLE NUMISMATIQUE DU VAL DE SALM 2019-2020

Récompensant les deux meilleures études individuelles :

Premier prix : une somme de € 1.000 est attribuée à Monsieur Guillaume CHASSANITE pour son travail intitulé « La Semeuse, genèse d’une icône. Une œuvre vue par le prisme de la presse du 19e siècle ».

Résumé : La Semeuse est une des figures emblématiques de la numismatique française, une des plus connues et des plus populaires. Son succès immédiat, et véritablement massif interpelle l’auteur qui aborde sa genèse non seulement sous la loupe de la presse d’époque, mais également sous celui de l'iconographie numismatique existante dans le contexte socio-politique troublé de la IIIème République naissante. Pas moins d’une cinquantaine d’articles issus de trente et un organes de presse, couvrant la période d’avant-projet à celle de la production, entre février 1897 et décembre de la même année, étayent la réflexion d’où émane en filigrane l’influence de cette situation sur la conception du projet. Ce document est disponible en libre accès dans sa version intégrale en cliquant ici.

Ce travail se distingue notamment par un beau document très bien écrit et abordant la numismatique de la Semeuse sous un angle novateur. Belle étude dans laquelle un amoureux de la Semeuse y expose sa vision interprétative, étayée par des articles de presse de l’époque et une analyse personnelle de la situation en fin du XIXème siècle.

Second prix : une somme de € 250 € est attribuée à Monsieur Bruno TEXIER pour son travail intitulé « La crise de la monnaie, l’histoire des jetons-monnaie, billets et bons de nécessité d’Aunis et Saintonge (Charente-Maritime) 1790-1926 ».

Résumé : Une vaste étude, abondamment illustrée, sur les diverses émissions à caractère et vocation monétaires depuis la Révolution jusqu’à nos jours dans des entités situées en Charente-Maritime. Tous les documents qu’ils soient métalliques ou de papier sont tour à tour examinés dans leur contexte historique. Ce document est disponible en libre accès dans sa version intégrale en s’adressant à l’Association des collectionneurs de jetons-monnaie http://www.acjm.fr/ ou chez l’auteur btexier@earthlink.net .

Ce travail se distingue notamment par le résultat d’un imposant travail de recherches, de compilations et d’analyses, l’auteur jette un regard objectif et exhaustif sur ces curieux jetons-monnaie, tickets et billets aujourd’hui oubliés et méconnus. Le paysage des objets monétiformes est parfaitement décrit. Le grand point positif du document est la proposition de catalogue / classification et la correction d’erreurs d’attributions.

Les félicitations du jury à Monsieur Serge GUSATTO pour son travail sur « Les monnaies d’Auxonne ». Auxonne a abrité le plus important atelier monétaire des ducs de Bourgogne, plusieurs millions de pièces, hors contrôle du suzerain, le roi de France, en sortirent entre le XIIIe et le XVe siècle. Cet ouvrage de quelques 45 pages, retrace en détails l’histoire des activités de cet atelier et les replace en contexte d’époque. La seconde partie est un catalogue des principales monnaies frappées à Auxonne, basé notamment sur l’étude de Mme Françoise Dumas Dubourg. Utile tant pour les passionnés que pour les amateurs, cet ouvrage est accessible dans sa version intégrale en s’adressant http://www.auxonne.org ou chez l’auteur napovillers@gmail.com .

PRIX QUINQUENNAL DU BULLETIN DU CERCLE NUMISMATIQUE DU VAL DE SALM 2019-2020

Récompensant les deux meilleurs articles de fond individuels :

Premier prix : une somme de € 300 est attribuée à Madame Marie-Laure LE BRAZIDEC pour son travail intitulé « Proposition d'identification d'une divinité féminine sur une série de jetons en plomb de Gaule romaine ».

Résumé : Depuis plusieurs décennies un personnage présent sur une série de tessères issus des fouilles de la forêt de Compiègne (Oise, France) au XIXe siècle résiste à l’identification argumentée nonobstant diverses suggestions. Sur base d’une analyse comparative et sémantique, l’auteur parvient à délivrer une proposition raisonnée d’attribution et à replacer les tessères jetons dans un contexte temporel et religieux beaucoup plus large que ne le laissait supposer le simple support de plomb.

Ce travail se distingue notamment par un travail actualisant les connaissances acquises tout en les perfectionnant. La comparaison entre monnaies et tessères est originale et concluante. L’apport de la sémantique en complément de l’étude numismatique est un plus. Enfin, l’auteur détruit le dogme de l’unicité de l’antoninien de Salonine.

Second prix : une somme de € 100 est attribuée à Monsieur Cyril GAILLARD pour son travail intitulé « Les jetons des houillères de Bessèges (Gard, France) ».

Résumé : Cet article porte sur une série de jetons anciennement utilisés dans les mines de Bessèges. Ces documents numismatiques font ici l’objet d’une étude globale dans laquelle sont présentés pour la première fois de très nombreux inédits. Une division en sept groupes d’après des critères typologiques, permet de distinguer plusieurs périodes de mise en circulation.

Ce travail se distingue notamment par une très bonne approche du sujet constituant une première en la matière en respectant le cadre historique. Le travail prend en compte l’ensemble de la question et livre au lecteur un certain nombre d’inédits. Les différents critères typologiques sont passés en revue et, en fin de travail, l’auteur propose une classification par périodes.

Le jury tient à féliciter les autres candidats pour leur participation et l’originalité de leurs compositions qui ne sont manifestement pas dénuées d’intérêt.

ELSEN Jean, « La mine pour la pesée de la laine en Mésopotamie ».

Au premier quart du IIIe millénaire avant notre ère, le pays de Sumer utilise une unité pondérale appelé « ma-na », mine. Elle compte 60 « sheqels » et ce « sheqel » sert surtout à peser les matières précieuses et les métaux. Vers 2500-2450, une autre mine apparaît pour peser la laine. Cet article décrit l’apparition de cette mine particulière et sa coexistence avec d’autres unités pondérales singulièrement ressemblantes notamment en provenance de l’Indus. Il détermine sa masse théorique et démontre le rapport simple entre ces mines.

LERQUET Isabelle, « Un demi-écu argent 1672 d’Anne-Marie Louise de Bourbon-Montpensier ».

Description du contexte historique et présentation du monnayage d’Anne-Marie Louise d’Orléans dont le rare demi-écu 1672 connu à seulement trois exemplaires.

MARTINEZ Vincent, « Les comtes Salm et la principauté de Salm-Salm ».

L’auteur recense un inventaire chronologique, abondamment illustré, de la numismatique issue de la Maison de Salm en ce inclus les branches collatérales de celle-ci. Il replace monnaies, médailles et autres artéfacts monétaires à la fois dans leur contexte historique, géographique et généalogique, depuis la charge d’avoué de Senones et le développement du comté jusqu’à la principauté de Salm en Vosges. Il identifie clairement les princes ayant eu une production monétaire mais également les ateliers monétaires et leurs officiants. A ce titre le travail est appelé à devenir une aide appréciable à l’étude de cette numismatique régionale.

PRISER Thierry, « De l’importance du métal dans la numismatique ».

A travers ce qui ressemble à une promenade dans la numismatique à travers les âges, l'article rappelle et illustre ce qui donne à la numismatique son pouvoir d'évocation si particulier : le métal. A l'heure de l'avènement de la monnaie dématérialisée, cet article donne un temps de réflexion, ou un simple moment de nostalgie, sur ce choix que nous sommes en train de prendre : abandonner la monnaie métallique.

RAYNAUD Roland, « Maître Léopold Merckx (1854-1945) : Une médaille jubilaire pour son professorat d’escrime (1872-1922) » .

Présentation d’une rare médaille attribuée à l’occasion du jubilé professoral du maître d'arme et professeur d’escrime Léopold Merckx. L’imposante carrière de ce dernier [1872-1922], abondamment décrite, illustrée et détaillée, met l’auteur en position de mieux appréhender l'allusive reprise au droit de ce probable ornement de chaîne de montre de la « belle époque ».

RAYNAUD Roland, « Une médaille pour le directeur général de Cockerill Adolphe Greine par Godefroid Devreese (1912) ».

Description d’une médaille, gravée par G. Devreese, décernée à l’occasion du jubilé du directeur général Adolphe Greiner [1887-1912] accompagnée de la biographie du jubilaire, d’informations sur la symbolique et de la postérité du type sur d’autres médailles.

TEXIER Bruno, « Démonétisation des jetons de nécessité dans l’entre-deux guerres : l’exemple de la Poudrerie d’Angoulême (Charente, France) ».

Cet article présente la découverte récente et des éléments d’analyse d’un lot monétaire de plus de 3000 jetons notamment de la Société Coopérative de la Poudrerie d’Angoulême, préservé dans son intégralité. Cet exceptionnel assemblage de « monnaies de guerre » contient de nombreux jetons inédits jusqu’alors inconnus, non identifiés ou encore non localisés.